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          • Hommage à Charles Palant

          • Décès de ce Résistant Ancien à l'âge de 93 ans.
          • Bernard Favre l'avait rencontré et interrogé pour le long métrage « Cette lumière n'est pas celle du soleil ». Voici un extrait de cette entrevue. 

             

             

            Né à Paris en 1922 de parents ayant fui la Pologne des pogroms, Charles Palant occupe un premier emploi à l'âge de 12 ans. Son père, ouvrier-artisan, est engagé dans le syndicalisme révolutionnaire, d’inspiration anarchiste, jusqu’à sa mort en 1933. Resté seul avec sa mère, sa soeur et ses deux frères, il doit se mettre à travailler dès l’obtention de son certificat d’études primaires. Il devient alors apprenti maroquinier dans l'atelier de Monsieur Zoltobrocki. 

            En 1936, Charles Palant prend la parole à la bourse du travail et se retrouve, à la surprise de sa mère, représentant syndical CGT de la maroquinerie. Aux côtés de ses camarades de son quartier parisien de Belleville, il s'engage très tôt dans la lutte contre le fascisme et le racisme sous toutes ses formes, raison pour laquelle il rejoint la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) et deviendra par la suite le président des "jeunes de la LICA. 

            Arrivée l’occupation allemande, sa famille et lui sont rapidement menacés en raison de leurs origines juives. En juillet 1941, il quitte Paris et passe la ligne de démarcation près de Lyon, où le rejoignent sa famille et de nombreux amis. Arrêté à Lyon sur dénonciation en août 43 pour ses activités de résistant, il est interrogé par des miliciens français, battu, et transféré dans la prison allemande du fort Montluc où il rejoint sa mère et sa soeur. Tous trois sont ensuite déportés vers Drancy puis vers Auschwitz-Birkenaun où sa mère et sa sœur Lily âgée de 17 ans sont aussitôt assassinées. Il est transféré dans le camp de travaux forcés de Buna-Monowitz où il perd son nom pour le matricule 151176. Il a survécu à cette "descente dans l'animalité" au prix d’une incroyable volonté. 

            Il adhère au Parti Communiste le jour de sa libération. Après 650 jours passés en enfer, Charles Palant ne s'est senti "l'ennemi de personne, pas même des Allemands". "Au sortir de la plus abominable faillite de l'organisation humaine", il s'est lancé dans la lutte pour la construction d'un "monde meilleur ». Il rentre à Paris en train le dimanche 29 avril 1945 et retrouve ses deux frères. Toujours engagé, il est un des fondateurs du MRAP (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix) dont il sera secrétaire général puis vice-président. 

            Charles Palant n’a jamais cessé de s’opposer à la tyrannie et à l’avilissement des hommes. Il a publié JE CROIS AU MATIN, récit de son parcours qui "n'est pas à vrai dire, une biographie. Je n'ai pas le savoir-faire de l'historien, ni le talent du chroniqueur. Mon livre est le recueil de souvenirs des choses vécues et des expériences accumulées". Il fait aussi le récit des gestes de solidarité, et même de fraternité qui l’ont aidé à survivre et témoigne de sa foi inébranlable en l’Homme, cette foi qui ne l'a jamais quittée, même au cœur des plus terribles épreuves. "J'affirme, ça et là des convictions, dit-il. Aucune n'est comminatoire. Je le fais avec la fermeté d'une main tendue, ouverte et franche. Je déteste la main molle. » 

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