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          • Rétrospective Jacques Becker en copies restaurées

          • Notre programmation estivale rend hommage au grand cinéaste français Jacques Becker à travers 3 films « noirs »

          • en juillet et en août au Téléphérique
          • Jacques Becker (1906-1960), réalisa quelques-uns des chefs-d’œuvre reconnus du cinéma français des années 1950. Cinéaste de premier plan, il fut le principal assistant de Jean Renoir dans l’entre-deux-guerres et, aux lendemains de la Seconde Guerre, on le sait proche de Robert Bresson, Henri-Georges Clouzot ou de Max Ophuls. S’il partage avec ses contemporains des caractéristiques esthétiques, manifestes surtout à travers les acteurs - Jean Gabin, Gérard Philipe, Simone Signoret -, son oeuvre est difficile à cerner en raison de son éclectisme.

            Jeudi 06.07 à 19h Casque d'Or, 1952, 1h36, noir et blanc, avec Simone Signoret, Serge Reggiani, Claude Dauphin, Raymond Bussières, Gaston Modot, William Sabatier.
            Félix, chef d’une bande de voyous, convoite Marie et s’oppose à son amour pour Manda.

            Jeudi 24.08 à 19h Touchez pas au grisbi, 1954, 1h34, noir et blanc, avec Jean Gabin, René Dary, Jeanne Moreau, Dora Doll, Paul Frankeur, Lino Ventura.
            Max et Riton, deux truands amis de longue date, ont organisé un hold-up qui a réussi parfaitement. Mais Riton commet l’imprudence d’en parler à sa jeune maîtresse.

            Jeudi 31.08 à 19h Le trou ,1960, 2h11, noir et blanc, avec Jean Kéraudy, Marc Michel, Philippe Leroy, Raymond Meunier, Michel Constantin, Eddy Rasimi, André Bervil.
            Un jeune homme est incarcéré à la prison de la Santé. Il est adoubé par ses quatre compagnons de cellule qui l’informent de leur projet d’évasion.

             

            Casque d’or (1952) peut être associé à Touchez pas au grisbi (1954), ou Le Trou (1960). Dans ces films aux tonalités tragiques, Becker joue des stéréotypes propres au genre « noir » dans des clairs obscurs très stylisés. Des films sombres à la fois dans leur récit mais aussi dans leur facture. Structurés dramatiquement par l’entremise d’une opposition entre les jours et les nuits, ils respectent une chronologie précise et perpétuent ainsi le ton de la chronique déjà privilégié dans les œuvres précédentes. Temporalité qui fonde la dramaturgie au sens où elle légitime l’opposition entre des espaces naturels où la lumière domine et des lieux clos et obscurs, le plus souvent urbains et reconstitués en studio, qui s’abattent comme les ténèbres sur l’espoir ou l’esprit des personnages.

            Casque d’or, film en costumes se déroulant à la Belle Époque, réunit Simone Signoret et Serge Reggiani. Victimes d’un coup de foudre qui les enchaîne l’un à l’autre, Casque d’or et Manda ne peuvent vivre leur passion qu’entravent leurs milieux respectifs. Manda est conduit au meurtre par amour et par amitié finira guillotiné. Autour du couple, de nombreux personnages secondaires authentifient la description du milieu en le stylisant d’un trait : un costume, une expression ou un dialogue.

            Jacques Becker dans Touchez pas au grisbi, interprété par Jean Gabin, poursuit le procédé. Max et Riton ont réussi un vol qui devrait leur permettre de prendre leur retraite. Cependant les bavardages de Riton ont aiguisé l’appétit d’Angelo. L'adaptation du roman, réalisé avec son auteur Albert Simonin, a volontairement resserré l’intrigue à la fois dans ses péripéties mais aussi dans son déroulement temporel.

            Pour réaliser Le Trou, son dernier film, Jacques Becker a créé une société de production baptisée les Films de juillet, sans doute en souvenir de l’expédition aventureuse de Rendez-vous de juillet. Le film, pensé par son auteur comme une réponse à Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson, relate un fait divers survenu aux lendemains de la guerre. Cinq détenus enfermés à la prison de la Santé ont creusé un tunnel qui aurait dû les mener à la liberté s’ils n’avaient pas été trahis par l’un d’entre eux. Le sujet romancé par un des protagonistes dans un ouvrage éponyme est adapté par Jacques Becker et l’auteur, José Giovanni. Le cinéma de Jacques Becker apparaît véritablement avec ce film, comme une alchimie du réel, une poésie qui isole pour rassembler en vue d’un propos sur l’homme. L' histoire vraie fait image, elle représente, ou constitue la métaphore d’une autre histoire, qui, elle, est profondément morale, celle du bien et du mal, de la liberté face au choix, l’acte. À partir d’un univers défini sociologiquement le cinéaste déploie une vision de la condition humaine. La cellule, espace circonscris qui autorise le huis-clos, est inscrite dans un environnement réaliste que le cinéaste avait choisi de représenter en « off », par le son, opposant ainsi le « in », l’image et ces cinq hommes, extraits du réel et qui le représente. +++

             

            Pensez à réserver au 04 50 23 51 09 ou contact@letelepherique.org

             

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